Le choix de la résidence
de l'enfant
1.La résidence
alternée
Conditions de mise en oeuvre
de la résidence alternée
La loi ne donne pas de mode d'emploi précis
de la résidence alternée. On observera tout d'abord
que la résidence alternée a pour but de favoriser
les accords entre parents.
La présentation de la demande de
résidence alternée devra être faite avec soin
et détail.
La demande de résidence alternée
ne doit pas simplement être le reflet d'un désir
ou une stratégie dans le conflit avec le futur ex-conjoint
ou compagnon.
Le projet présenté au juge devra être le reflet
d'un choix de vie.
- Proposer une organisatin réaliste tenant compte des
impératifs professionnels des parents et de la scolarité
de l'enfants.
- Proposer une organisation économique.
Qui bénéficie du quotient
familial ?
Il revient aux parents de s'entendre sur celui d'entre eux auquel
sera fiscalement rattaché l'enfant. Faute d'accord, le
rattachement est accordé à celui des deux parents
qui a le plus gros revenu
2.La résidence au domicile
de l'un des deux parent
Les parents ont bien sûr la possibilité, dans le
cadre des accords qu'ils élaborent et qu'ils soumettent
à homologation, de décider que l'enfant résidera
au domicile de l'un d'eux.
De même, le juge a la possibilité, en cas de conflit,
de fixer la résidence de l'enfant au domicile de l'un des
parents.
Il faudra alors fixer les périodes de résidence
chez l'autre parent. Il ne peut plus s'agir de la notion réductrice,
et qui ne figure plus dans la loi, de période de droit
de visite et d'hébergement.
Les changements de résidence
Désormais, tout changement de résidence de l'un
des parents, dès lors qu'il a des incidences sur les modalités
d'exercice de l'autorité parentale, doit faire l'objet
d'une information préalable et en temps utile de l'autre
parents.
Si suite à cette information apparait un désaccord,
le parent le plus diligent saisira le JAF qui statuera selon ce
qu'exige l'intérêt de l'enfant. En même temps,
le juge répartit les frais de déplacement et ajuste,
par conséquent, le montant de la contribution à
l'entretien et à l'éducation de l'enfant.
Cette disposition nouvelle vise à éviter que l'un
des parents vienne à mettre l'autre devant le fait accompli
en choisissant un éloignement géographique qui ne
serait pas justifié par des raisons professionnelles ou
personnelles pertinentes.
(source :Les nouveaux droits
du père de Claude Lienhard)