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La réalité aujourd'hui
Depuis 1966, l'adoption plénière
est ouverte aux célibataires.
La loi ne précise pas l'orientation sexuelle
du célibataire mais lors de la procédure d'agrément,
l'homosexualité, dès qu'elle est clairement affirmée
est un motif de refus
Alors que les sondages témoignent d'une
évolution des mentalités quant à l'acceptation
de l'homosexualité et du couple de personnes de même
sexe, particulièrement depuis la mise en place du Pacs; Alors
que les Pays-Bas ont voté une loi (septembre 2000) qui permet
à un couple de personnes de même sexe d'adopter conjointement
un enfant, et qu'une proposition de loi dans ce sens a été
déposée en Belgique; Alors que le débat sur
l'homoparentalité s'inscrit progressivement dans le paysage
médiatique et politique français
Mais aussi alors qu'une initiative réactionnaire
tend à faire voter une loi interdisant à un célibataire
d'adopter s'il vit avec une personne du même sexe
Une décision de la Cour d'Appel de Nancy
en date du 21 décembre 2000, vient de donner raison au Conseil
Général du Jura qui avait refusé à Melle
B. son agrément pour adopter, en tant que personne seule,
au seul motif de son homosexualité.
Cette décision apparaît aujourd'hui
comme un symbole de la discrimination encore présente dans
notre pays, patrie des Droits de l'Homme. On préfère
là "les bonnes moeurs" à l'intérêt
de l'enfant. Une telle décision réduit le nombre des
familles candidates à l'adoption alors que de par le monde
le enfants en détresse sont bien plus nombreux que les familles
pour les adopter. A ce titre, cette décision engage toute
personne s'intéressant au débat social et politique,
indépendamment de sa sexualité, de ses opinions politiques,
ou de sa situation familiale.
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