Synthèse
bibliographique :
Connaissances scientifiques
sur les petits enfants
et sur la résidence alternée
Claude Bailly, Février
2002
Avertissement
Ce document rassemble et synthétise les publications récentes
tant françaises qu’internationales sur le développement
du petit enfant. Il cite les travaux publiés dans les revues
scientifiques, sociologiques ou en livre par des chercheurs universitaires,
psychologues, cliniciens, psychiatres, pédiatres, sociologues,
ethnologues, …
Il met l’accent sur
les connaissances confirmées expérimentalement et
sur les analyses rigoureuses basées sur l’observation.
Il convient, en effet, de différencier ce qui est connaissance
scientifiquement vérifiée de ce qui est hypothèse,
croyance a priori, opinion affirmée sans justification
ou encore généralisation sans précaution
d’un cas individuel.
Résumé
des citations
Les nourrissons sont attachés au père comme
à la mère.
On sait aujourd'hui sans
ambiguïté que, dés la naissance, le père
est autant que la mère nécessaire au développement
affectif et psychologique de l'enfant. Les réactions d’attachement
et l’angoisse de la séparation existent pour le père
comme pour la mère.
La résidence
alternée favorise l’équilibre psychologique
de l’enfant.
Les études empiriques
montrent que les enfants bénéficiant d’une
résidence alternée ont un meilleur équilibre
psychologique, relationnel et éducatif que les enfants
résidant chez un seul parent.
Les nourrissons
bénéficient de la résidence alternée.
L’observation de
nourrissons dans des cas réels de résidence alternée
ne montre aucune contre-indication.
La résidence
alternée fonctionne même sans entente entre les parents
L’entente entre les
parents n’est pas une condition nécessaire aux bienfaits
sur les enfants. De nombreux cas sont observés ou, tout
en hébergeant chacun l’enfant à parité,
les parents sont en désaccord ou en conflit.
Les nourrissons
bénéficiant de la présence continue de leur
père ont un meilleur développement.
Les études comparatives
montrent un retard de développement chez les enfants de
moins de deux ans élevés uniquement par leur mère
par rapport aux enfants élevés par leurs deux parents.
Le handicap est plus accentué pour les garçons de
mère seule que pour les filles.
La présence
du père est nécessaire au développement de
l’identification sexuelle du nourrisson garçon.
Chez le garçon,
l'absence du père et l'intimité prolongée
avec la mère pendant sa deuxième année induit
un danger de perturbation irréversible de l’identification
au genre masculin. Le risque est encore accentué si la
mère est séparée et n'a plus de relation
de couple.
Les hommes sont
aussi compétents et efficaces que les femmes.
L’observation scientifique
ne montre aucune infériorité ou supériorité
intrinsèque de l’homme sur la femme en matière
d’ « élevage » des jeunes enfants. La
place prépondérante accordée à la
mère en occident au XIX ème et XX ème siècle
n’a aucun fondement scientifique. Elle semble être
purement idéologique et culturelle, liée au partage
social des rôles entre hommes et femmes.
Les nourrissons sont attachés au
père comme à la mère.
Résumé :
On sait
aujourd'hui sans ambiguïté que, dés la
naissance, le père est autant que la mère
nécessaire au développement affectif et psychologique
de l'enfant. Les réactions d’attachement et
l’angoisse de la séparation existent pour le
père comme pour la mère. |
BOWLBY et AINSWORTH, autour
des années 1960-1970, ont étudié et décrit
l’attachement et la séparation d’un enfant
et de sa mère. Ils ne se sont intéressés
qu’à une moitié des interactions parent-enfant
: la partie mère-enfant, à "la façon
dont les jeunes enfants réagissent lorsqu'ils sont séparés
de leur mère et ultérieurement lorsqu'ils sont réunis
à nouveau."
BOWLBY J., Attachement
et perte, volume 1 : L'attachement, Paris PUF 1978 (1ère
édition 1969) p79
Depuis, les chercheurs
ont aussi étudié l’autre moitié des
interactions parent-enfant : l'attachement père-enfant
parallèlement à l’attachement mère-enfant.
Leurs résultats généralisent la théorie
de BOWLBY:
"On retiendra
de cet ensemble de travaux des années 75 que, dans les
situations de la vie quotidienne, les pères "tout-venant"
apparaissent comme des figures d'attachement aussi efficaces que
les mères, bref, comme des partenaires du bébé
émotionnellement compétents."
"Au même
titre que la mère, le père se comporte comme une
figure d'attachement et peut, en conséquence, recevoir
et émettre des signaux caractéristiques de cette
relation primaire."
LE CAMUS Jean, pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris 1998,
p95-108 (p98, p108)
Le Docteur Michael LAMB,
en 1996, résume l’état des connaissances récemment
acquises sur le père et le développement de l'enfant
:
« il y a des
preuves substantielles que les nourrissons forment des attachements
avec aussi bien les mères et les pères à
peu près au même point pendant la première
année de vie. »
LAMB Michael E; The development
of Father-Infant Relationship; in The role of the fathers in Child
development; 3e edition, John Wisley New York 1996, p119-120
LAMB étudie les
relations entre parents et enfants : "Vingt nourrissons
ont été observés chez eux interagissant avec
leur mère, leur père et un enquêteur étranger,
quand ils avaient 15, 18, 21 et 24 mois. Les nourrissons ont montré
des préférence significatives pour leur père
par rapport à leur mère dans leur démonstration
de comportement d'attachement et d'affiliation. […] A 24
mois, les nourrissons étaient observés dans une
salle de jeu de laboratoire avec leurs parents. Dans cette situation,
les nourrissons ne montrèrent aucune différence
entre les parents dans leur démonstration de comportement
d'attachement et d'affiliation. Ils interagirent beaucoup plus
avec chaque parent quand ils étaient seul avec lui qu'avec
les deux présents ensemble. La présence d'un étranger
avait un effet similaire sur l'interaction d'affiliation à
l'intérieur de chaque dyade parent-nourrisson, bien que
l'effet de l'étranger se différentie par l'intensification
du système de comportement d'attachement."
LAMB M. E. ; The development
of mother infant and father infant attachments in the second year
of life ; Developmental psychology, 13, 6 p637-648 1977 p637
Mary MAIN et Donna WESTON
ont aussi étudié l'attachement de 46 enfants à
un an et à 18 mois en utilisant la méthodologie
et la classification de AINSWORTH. Le résultat est que
les enfants se sentent en sécurité indépendamment
avec leur père ou avec leur mère. Un enfant peut
très bien être sécurisé à un
moment avec sa mère et sécurisé à
un autre moment avec son père. Et il n'y a pas de corrélation
entre les deux.
MAIN M. , WESTON D.
, "The quality of the toddler's relationship to mother and
father : related to conflict behavior and the readiness to establish
new relationships", Child development, 1981, 52, p.932-940
KROMELOW et ses collaborateurs
ont montré que les garçons entre 1 an et 2 ans qui
sont attachés aux deux parents sont plus sociables vis-à-vis
d'une "étrangère" lorsqu'ils sont avec
leur père que quand ils sont avec leur mère.
KROMELOW S. et al ; The
role of the father in the development of stranger sociability
during the second year Amer J. Orthopsychiat. P521-530 60, 1990
CRAMER et BRAZELTON
T. BRAZELTON est un pédiatre
de renommée internationale, spécialiste du développement
de l'enfant. B. CRAMER est professeur de psychiatrie infantile,
pionnier dans le domaine de la psychothérapie mère-enfant.
Ils rappellent les découvertes
de KROMELOW et de KOTELCHUK :
"On a pu démontrer
que, pendant la deuxième année, le père est
perçu par le jeune enfant comme un partenaire social différent
de la mère, ce qui entraîne une organisation alternative
du comportement. (Kromelow, Harding et Touris, 1990)
Par ailleurs, les récentes
études sur l'interaction ont démontré un
phénomène qui nous force à reconnaître
l'importance d'un attachement primaire entre bébés
et pères. Lorsque le père est réellement
présent (psychiquement et géographiquement), les
bébés démontrent des capacités d'attachement
envers lui presque aussi tôt qu'en ce qui concerne les mères
(Kotelchuck, 1976). […] ces études démontrent
que le père peut être un parent compétent
d'emblée, entraînant un attachement plus précoce
au père que nous l'avions imaginé jusqu'alors"
BRAZELTON T. B et CRAMER
B, Les premiers liens, Paris Stock 1990, p54-55
HUBIN-GAYLE :
« Le lien qui
les unit [les pères] à leurs enfants, s’il
est différent de celui établi avec la mère,
n’en est pas moins fort pour autant. »
HUBIN-GAYLE Mylène,
Les bébés, collection idées reçues,
p100
Elisabeth FIVAZ-DEPEURSINGE,
en 1999, après avoir observé des bébés
de 3 mois, 9 mois et des parents en attente de naissance, parle
du "triangle primaire" existant dés la grossesse.
Ce triangle est le cadre de référence des relations
du bébé :
"Le bébé
et ses parents communient à trois dés la première
année. Le bébé de 3 mois comprend parfaitement
qu'il a deux interlocuteurs égaux lorsque ses parents alignent
leurs corps à distance de dialogue et s'adaptent de manière
flexible aux orientations du bébé vers l'un ou l'autre.
Alors il s'oriente vers l'un puis vers l'autre partageant ainsi
ses affects entre ses deux parents."
"Lorsqu'on observe
un bébé de trois mois en interaction avec ses deux
parents, on ne peut non plus manquer de découvrir qu'il
coordonne son attention entre ses deux parents, voire même
qu'il partage ses affects avec eux deux, dans des préfigurations
des moments de communion de sentiments. Enfin, et ce n'est pas
surprenant pour des cliniciens, tout cela se prépare pendant
la grossesse. Devenir parent, c'est donc devenir co-parent dans
le triangle primaire formé avec le bébé."
FIVAZ-DEPEURSINGE Elisabeth,
Le bébé et ses parents communient à trois
dés la première année de vie ; devenir père
devenir mère, M Dugnat éd Romonville St Agne p 65,72,
1999, p69, p71
Jean LE CAMUS, docteur
d'état en psychologie, professeur de psychologie, responsable
des recherches sur la psychologie du jeune enfant à l'Université
de Toulouse :
"Il
est donc clair désormais qu'au cours des 9 premiers mois
de la vie (et à plus forte raison dans les 3 mois et les
2 années qui suivent) l'enfant engramme sans les confondre,
les stimuli sensoriels, les modes de communication verbale et
non verbale, les affects émis par chacun des deux parents"
"A l'aube
du XXIe siècle, il ne paraît plus possible de soutenir
que la fonction du père n'est légitimée que
par le bon vouloir de la mère, que cette fonction peut
être indifféremment remplie par un homme ou une femme,
qu'elle n'a de prise qu'à partir de l'âge de 18 mois
ou à partir du moment où l'enfant est entré
dans le stade œdipien, qu'elle se réduit à
l'introduction et la mise en application de la Loi - autant d'affirmations
convenues qu'on répète à longueur d'ouvrage
sans même se donner la peine de les soumettre à l'épreuve
de l'expérience clinique"
"Il n'y
a pas un "âge de la mère" au cours duquel
l'enfant aurait seulement besoin d'affection, puis un "âge
du père" au cours duquel prévaudrait le besoin
d'autorité (seconde enfance et adolescence). C'est dés
le commencement et tout au long de l'enfance que la mère
et le père doivent se rendre présent et s'impliquer
chacun à leur manière comme de véritables
coacteurs de la structuration psycho-affective et du développement
de leur enfant."
LE CAMUS Jean, Le vrai
rôle du père, édition Odile Jacob, 2000 p94,
p166, p138
Elisabeth BADINTER, philosophe,
écrivain, rappelle : "Le nouveau père/mère
apporte un démenti éclatant à la thèse
de l'attachement exclusif du nourrisson pour sa mère (John
Bowlby), et à sa conséquence : un bébé
ne peut s'attacher qu'à une seule personne à la
fois. Les travaux précurseurs de M. Lamb ou M. Yogman montrent
qu'il n'en est rien. C'est le parent qui investit le plus son
bébé qui devient le principal objet d'attachement
- sans distinction de sexe - et ce rapport préférentiel
n'en exclue pas d'autres. de plus les préférences
changent avec l'âge. Si une majorité d'enfants semblent
plus proches de la mère la première année,
tous changeront plusieurs fois de parent favori au cours des deux
années suivantes. Cela dépend des étapes
psychologiques, du sexe de l'enfant et des circonstances extérieures
(Ehrensaft 1987). Mais, quelle que soit l'évolution de
ses sentiments, l'enfant intériorise ses deux parents disponibles
et n'est plus enfermé dans une relation à deux qui
risque de l'étouffer."
Elisabeth BADINTER ; XY,
de l'identité masculine ; Paris Odile Jacob 1992, Le Livre
de Poche p264]
La résidence
alternée favorise l’équilibre psychologique
de l’enfant.
Résumé :
Les
études empiriques montrent que les enfants bénéficiant
d’une résidence alternée ont un meilleur
équilibre psychologique, relationnel et éducatif
que les enfants résidant chez un seul parent. |
Notons que la résidence
alternée (ou garde conjointe) est légale et recommandée
en Suède comme dans nombre d’états d’Amérique.
Elle y représente jusqu’à 44% des enfants
concernés.
KUHN Richard et GUIDUBALDI
John, Child custody policies and divorce rates, 11° conférence
annuelle du Conseil des Droits de l’Enfant, 23-26 octobre
1997, Washington USA ; SOS PAPA Magazine n° 39, septembre
2000, p8
CLARKE S.C., Advance report
of Final Divorce Statistics, 1989 and 1990. Monthly Vital Statistics
report, Centers for Disease Control and Prevention/National Center
for Health Statistics, Vol. 43, N° 9, 1995
L’étude
de la C.N.A.M. (CIMMERSS, Gérard NEYRAND) :
Une étude sociologique,
comparant la résidence unique et la résidence alternée
a été réalisée au début de
années 1990 pour la Caisse Nationale d' Assurance Maladie.
Elle conclue :
« Les effets
symboliques et psychologiques d’une telle pratique apparaissent
considérables »
« Ce sont d’abord
les enfants qui motivent la mise en place d’une résidence
alternée. Comme leurs parents, la plupart des enfants explicitent
clairement leur intérêt à ce sujet, aussi
bien par l’adhésion qu’ils y manifestent que
par les retombées dont ils disent bénéficier.
»
« Parmi les multiples
intérêts psychologiques et relationnels que les enfants
peuvent avoir à l’alternance, l’un d’entre
eux est présenté comme primordial : pouvoir maintenir
le contact régulier avec ses deux parents. »
« Mais l’équilibre
est aussi l’équilibre psychologique des enfants.
Beaucoup de parents évoquent cet aspect qui, pour eux,
est primordial. On tente à tout prix de préserver
celui-ci en offrant à l’enfant le moyen de continuer
sa relation avec les deux parents, dans un cadre où les
risques sont souvent limités au maximum. »
« L’intérêt
de l’alternance réside aussi dans ses effets éducatifs,
effets que la moitié des parents énoncent à
la fois comme conséquence de leur plus grande disponibilité
et comme effet de complémentarité entre les deux
parents, d’équilibre éducatif. »
NEYRAND Gérard,
L’enfant face à la séparation des parents.
une solution, la résidence alternée, Paris SYROS
2001, p99,100,102,103,107
NEYRAND Gérard,
MEKBOUL Sahra "résidence alternée de l'enfant
et exercice commun de l'autorité parentale chez les parents
séparés" CIMERSS/CNAF et Fondation de France,
1993
La psychologue L. FABRE
après avoir étudié 30 « alternants
» constate :
« l’agressivité
est massivement inhibée ; cela pour que l’enfant
conserve la possibilité de profiter de l’apport éducatif
de ses deux parents. […]
– [les inconvénients]
ne sont envisagés qu’en terme d’inconvénients
matériels »
FABRE L., un nouveau mode
de garde : la garde alternée, Le journal des psychologues,
N°28, juin 1995
Gérard POUSSIN et
Elisabeth MARTIN-LEBRUN ont mené une étude auprès
de plus de 3000 enfants en classe de sixième, en 1995-1996.
Ils relèvent que les enfants en résidence alternée
« présentaient un score d'estime de soi supérieur
à celui des autres enfants de parents séparés
et même à l’ensemble de la population. »
Ils concluent alors:
« L'hébergement
alterné n'est pas une panacée, mais il représente
la moins mauvaise solution qu'ont trouvé les parents pour
continuer à assumer leur fonction parentale au-delà
de leur séparation, ils doivent être écoutés
sans a priori doctrinal. »
MARTIN-LEBRUN Elisabeth
et POUSSIN Gérard, Conséquence de la séparation
parentale chez l’enfant, Eres, Ramonville Ste Agne, 1999
POUSSIN Gérard et
MARTIN-LEBRUN Elisabeth, "Les enfants du divorce. Psychologie
de la séparation parentale", Paris Dunod 1997, p159-160
Le Docteur Nathalie PRIETO,
dans sa thèse de médecine confirme le caractère
bénéfique de la résidence alternée.
« Dans la grande
majorité, les parents ne retiennent pas de troubles spécifiques,
attribués à la résidence alternée.
»
« Tous les enfants,
sans exception, sont confrontés à l’insupportable
dilemme et exprime leur volonté de ne pas choisir un parent
plutôt que l’autre. En cela, les commentaires, justifiant
la résidence alternée sont révélateurs.
»
PRIETO Nathalie "La
résidence alternée comme modalité d'exercice
de l'autorité parentale lors du divorce. Approche médico-légale,
thèse Lyon-I, octobre 1993 p 122, p126
DE SINGLY et DECUP-PANNIER
montrent comment les enfants se construisent un territoire cohérent
et uni sur leurs deux chambres, surmontant la difficulté
supposée – mais infirmée par la pratique –
de perte identitaire.
« Cette possibilité
de bénéficier de deux domiciles, risque-t-elle pour
autant de perturber les jeunes enfants et leur construction identitaire
? […] Les craintes étaient donc largement infondées,
même si elles s’établissaient sur un constat
renouvelé, celui de la nécessaire unité psychique
de l’enfant, dont on constate là encore qu’elle
dépend moins de la réalité matérielle
que de la réalité psychique. »
NEYRAND Gérard,
L’enfant face à la séparation des parents.
une solution, la résidence alternée, Paris SYROS
2001, p105-106
DE SINGLY François
avec DECUP-PANNIER Benoîte Avoir une chambre chez chacun
de ses parents séparés, p219 à 236 in Libres
ensembles, Paris Nathan, 2000
Denyse Côté,
a interviewé 12 couples (15 enfants) québécois
alternant.
« On peut certainement
avancer que les cas de garde physique partagée que nous
avons étudiés ne correspondent pas au modèle
d’instabilité décrit par ses détracteurs,
ni au modèle de l’entente parfaite décrit
par ses partisans.[…]. [Les enfants] se sentent entourés
et trouvent des avantages à avoir deux maisons …
et deux parents qui participent activement à leur bien-être.
»
Côté Denyse,
La garde partagée L’équité en question,
éditions du remue-ménage, Montréal, 2000,
p105
WALLERSTEIN, aux Etats-Unis
:
« Mes travaux
montrent de manière cohérente que de bonnes relations
père-enfant peuvent être d’une importance critique
pour le bien-être psychologique et l’estime de soi
des enfants du divorce.[…] La garde conjointe est conçue
pour maintenir les pères dans leur rôle crucial d’éducation.
»
WALLERSTEIN Judith S.,
BLAKESLEE Sandra, Second chances: men women and children a decade
after divorce, Bantam London ; 1989, p274
STEINMAN
Susan STEINMAN a suivi
pendant plusieurs années l’expérience psychologique
de 32 enfants vivant en garde alternée.
« Ces enfants
pouvaient remarquablement différencier leurs deux domiciles.
Ils étaient capables de garder séparés dans
leur esprit chaque domicile, et leurs relations avec chaque parent.,
et ne ressentaient pas de confusion d’un parent avec l’autre.
»
« La plupart
des enfants étudiés étaient capables de maintenir
des emplois du temps complexes. Leur clarté à propos
de leur emploi du temps et du lieu de leurs résidences
étaient impressionnante. »
STEINMANN Susan, "The
experience of children in a joint custody arrangement, a report
of a study" American journal of orthopsychiatry, 51 (3);
1981, p408-409, p 410
LUEPNITZ
LUEPNITZ a étudié 91 enfants en situation de garde
maternelle, paternelle et alternée. Il ressort de ses comparaisons
que : « L’adaptation des enfants (mesurée
par le test de Piers-Harris) était indépendant du
mode de garde. L’adaptation des enfants (mesurée
par l’estimation que font les parents de l’estime
de soi des enfants, les problèmes psychosomatiques et de
comportement) était indépendant du mode de garde.
Le « climat émotionnel » de la famille était
indépendant du mode de garde. »
« Il apparaît
que les enfants de cette étude qui vivaient la garde alternée
(« joint physical custody ») avaient conservé
deux parents psychologiques dans leur vie. Alors que la moitié
des enfants en garde unique ne voyait jamais l’autre parent,
tous les enfants en garde alternée avaient des contacts
réguliers avec les deux parents. »
LUEPNITZ Deborah Anne "A
comparison of maternal and paternal and joint custody : understanding
the varieties of post-divorce family life" Journal of divorce
vol 9 (3), USA 1986, p 4
Les nourrissons
bénéficient de la résidence alternée.
Résumé :
L’observation
de nourrissons dans des cas réels de résidence
alternée ne montre aucune contre-indication. |
NEYRAND
Les opinions – pas
les connaissances – sont diverses et contradictoires : Elles
sont aussi bien « Je pense que la résidence alternée
ne peut se faire que si les enfants sont tout petits » que
l’ancien « pas avant 12 ans ».
NEYRAND Gérard,
L’enfant face à la séparation des parents.
une solution, la résidence alternée, Paris SYROS
2001, p106
Françoise DOLTO
félicite des parents qui pratiquent la résidence
alternée depuis que les enfants ont moins d’un an
et 4 ans.
« nos deux enfants
– actuellement sept ans et trois ans et demi – […]
Après trois années, les enfants n’ont pas
l’air plus anormaux que les autres. »
« Ce monsieur
a réussi quelque chose dont je le félicite. […]
L'important, c'est que l'enfant sente que les deux parents sont
d'accord pour qu'il vive au mieux des rythmes de sa propre vie,….
»
DOLTO Françoise;
Lorsque l'enfant paraît, tome 1 Points éditions du
Seuil Paris 1977
Si Mme DOLTO se déclarait
défavorable à la résidence alternée
c’était dans le cas ou cela impose deux écoles
à l’enfant.
« Qu'ils puissent
se rendre aussi souvent qu'ils le veulent chez l'autre parent,
quand c'est possible, j'en suis d'accord, mais qu'ils n'aient
pas à changer d'école du fait d'une réglementation
de garde alternée. »
DOLTO Françoise,
Quand les parents se séparent, Paris Seuil 1988, p70
Denyse Côté
ne note aucun trouble ou perturbation chez les enfants alternants
alors que, dans son étude, presque la moitié des
enfants alternent depuis un âge inférieur à
2 ans :
Stéphane, 4
½ ans, en garde alternée depuis l’âge
de 1 an.
Charles, 2 ½
ans, en garde alternée depuis l’âge de 1 ½
an.
Adam, 3 ans, en garde
alternée depuis l’âge de 1 ½ ans
Eve, 3 ½ ans,
en garde alternée depuis l’âge de 1 ½
an et Mathieu, 5 ans, en garde alternée depuis l’âge
de 2 ans.
Laure, 7 ans, en garde
alternée depuis l’âge de 1 ½ an.
Pélagie, 4 ans,
en garde alternée depuis l’âge de 2 ans
Pierre-Yves, 5 ans,
en garde alternée depuis l’âge de 2 ½
an.
Dominique, 7 ans, en
garde alternée depuis l’âge de 3 ans
Joël, 7 ans, en
garde alternée depuis l’âge de 3 ans et Anouk,
8 ans, en garde alternée depuis l’âge de 4
ans
Alexis, 8 ans, en garde
alternée depuis l’âge de 4 ans et Emilie, 10
ans, en garde alternée depuis l’âge de 6 ans
Etienne, 9 ½
ans, en garde alternée depuis l’âge de 4 ½
ans
Antoine, 10 ans, en
garde alternée depuis l’âge de 5 ½ ans
Côté Denyse,
La garde partagée L’équité en question,
éditions du remue-ménage, Montréal, 2000,
p 178 à 202
PRIETO
Parmi les enfants observés par Dr PRIETO, figure Mathieu,
5 ans en résidence alternée depuis l’âge
de 2 ans. Il apparaît parfaitement équilibré.
PRIETO N. "La résidence
alternée comme modalité d'exercice de l'autorité
parentale lors du divorce. Approche médico-légale,
thèse Lyon-I, octobre 1993, p.88, p105 à 107
WALLERSTEIN et BLAKESLEE:
Ces deux chercheurs américains
ont même découvert que la période de un à
deux ans était plus favorable à l’alternance
que les âges plus avancés :
« Nous avons
été surpris d’observer que les enfants entrant
en « nursury school » et en « kindergarten »
(âgés de trois, quatre et cinq ans) montraient plus
de comportements perturbés que les enfants de un à
deux ans. »
WALLERSTEIN Judith S.,
BLAKESLEE Sandra, Second chances: men women and children a decade
after divorce, Bantam London ; 1989, p284
La
résidence alternée fonctionne même sans entente
entre les parents
Résumé :
L’entente
entre les parents n’est pas une condition nécessaire
aux bienfaits sur les enfants. De nombreux cas sont observés
ou, tout en hébergeant chacun l’enfant à
parité, les parents sont en désaccord ou en
conflit. |
NEYRAND
« Il faut donc
insister sur cette idée qui va à l'encontre des
idées reçues : la séparation en douceur n'est
pas une condition à la mise en place d'une résidence
alternée. Près des deux tiers des couples qui la
pratiquent se sont séparés en conflit. »
« Un accord minimum
au sujet des enfants et une stabilité de résidence
peuvent suffire à la pérennisation de l’alternance.
»
« un certain
nombre de couples pratiquent l’alternance, alors qu’ils
ont des rapports inexistants, voire conflictuels. […] Ainsi,
une communication réduite et limitée à l’éducation
des enfants peut suffire pour que fonctionne une résidence
alternée. »
NEYRAND Gérard,
L’enfant face à la séparation des parents.
une solution, la résidence alternée, Paris SYROS
2001, p87, p 94, p116
Côté
Pour certains des couples
parentaux étudiés par Denyse Côté,
« le rapport coparental est désagréable
», « les deux parents notent un manque de communication
», « la communication entre les deux parents semble
difficile ». Cela n’empêche pas les enfants
d’être élevés et éduqués
de manière satisfaisante par leurs deux parents.
Côté Denyse,
La garde partagée L’équité en question,
éditions du remue-ménage, Montréal, 2000,
p 178 à 202
Edwige ANTIER
L’avis du pédiatre
est que : « Ce mode de résidence, le partage
égal du temps passé chez la mère et chez
le père, oblige ceux-ci à trouver un nouveau mode
de rapports moins conflictuels. »
ANTIER Edwige, L’éloge
des mères, Robert Laffont, 2001, p188
« L’intensité
prévisible des conflits, si l’un ou l’autre
des parents avait eu l’hébergement principal, aurait
été fortement plus pathogène pour eux [les
enfants]. »
Les
nourrissons bénéficiant de la présence continue
de leur père ont un meilleur développement.
Résumé :
Les
études comparatives montrent un retard de développement
chez les enfants de moins de deux ans élevés
uniquement par leur mère par rapport aux enfants
élevés par leurs deux parents. Le handicap
est plus accentué pour les garçons de mère
seule que pour les filles. |
LAMB
"Les enfants
des pères hautement engagés sont caractérisés
par une compétence cognitive accrue, une meilleure empathie,
une moins grande rigidité dans le rôle sexué
et un contrôle plus internalisé"
LAMB Michael E. et
al ; The changing role of father ; in The father's role : applied
perspectives,; New-York Willey 1986 p17
LE CAMUS Jean, pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris 1998,
193
BOURCOIS, dans sa thèse
de doctorat, étudie le comportement d'enfant de 3 ans.
Elle démontre que les enfants dont le père est précocement
engagé (c'est à dire dont le père paterne
son enfant depuis le début) sont moins anxieux, moins dépendant
que les enfants dont le père s'occupe peu. Parmi les pères
paternant, les plus efficaces en terme d'ouverture et d'indépendance
des enfants sont les pères qui sont nettement différenciés
des mères.
BOURCOIS V. L'influence
du mode d'engagement du père sur le développement
affectif et social du jeune enfant, Thèse de doctorat,
Université Toulouse Mirail 1993
LE CAMUS Jean, pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris 1998,
p196-197
L’équipe de
chercheurs dirigée par LE CAMUS étudie en 1987 des
enfants de 17 à 21 mois et de 25 à 29 mois. Elle
compare les enfants "monoparentés" (i.e. élevés
uniquement ou surtout par la mère) aux enfants "biparentés"
(élevés autant par le père que par la mère)
"Les enfants monoparentés
peuvent être caractérisés par une tendance
à l'immobilité, à un pattern d'attachement
de nature archaïque (regarder, sourire, se rapprocher, offrir)
et un pattern de sociabilité horizontale peu élaboré
(regarder, sourire, imiter, partager une activité de jeu).
Les enfants biparentés manifestent une tendance à
la mobilité, à un pattern d'attachement plus mature
(demander une intervention, partager une activité) et un
pattern de sociabilité assez élaboré (refuser
de donner un objet, porter une attaque agressive mais aussi prendre
par la main ou par le cou, attendre son tour de jeu,…)."
LE CAMUS J., de LEONARDIS
M. , LESCAREET O., Effets de la transformation des rôles
parentaux sur la construction de la personnalité de l'enfant,
La psychiatrie de l'enfant, XXXII,1 p31-54, 1989
LE CAMUS Jean , pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris, 1998,
p194-195
J. LE CAMUS :
" le jeune enfant
doit être tiré hors de la symbiose originelle, il
doit être "séparé" de sa mère.
Le maintien prolongé d'un état de fusion s'avère
préjudiciable et peut conduire l'enfant à la psychose.
C'est un fait acquis."
LE CAMUS Jean, pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris 1998,
p169
"Voilà
déjà vingt ans que certaines études ont prouvé
que les garçons qui avaient bénéficié
de contacts fréquents avec leur père se montraient
dés l'âge de 6 mois plus sécurisés
en présence d'une personne étrangère, plus
performants sur le plan de la vocalisation et du contrôle
oculo-manuel que les bébés qui avaient été
privés de la présence continue de leur père.
"
"De la même
facon, on s'est demandé quel pouvait être l'impact
de l'investissement du père sur le développement
cognitif du bébé. […] Là aussi, les
résultats permettaient d'accréditer l'idée
d'une influence favorable de l'engagement précoce du père."
LE CAMUS Jean, Le vrai
rôle du père, édition Odile Jacob, 2000 p96
BILLER :
"Les garçons
qui ont souffert de l'absence du père au cours des deux
premières années de leur vie sont plus handicapés,
en regard de plusieurs dimensions du développement de leur
personnalité, que les garçons qui ont été
privés de leur père à un âge plus avancé.
Par exemple, les garçons à qui leur père
a manqué alors qu'ils étaient âgés
de moins de deux ans se sont révélés moins
confiants et moins industrieux; leurs sentiments d'infériorité
étaient plus grands que chez les garçons à
qui les pères avaient manqué entre les âges
de trois à cinq ans."
BILLER Henry B. ; Fatherhood:
implications for child and adult development, in Handbook of developmental
psychology, Benjamen B. WOLMAN, Prentice Hall Englewood Cliffs
NJ p711-714 1982, p706
CORNEAU Guy , père
manquant fils manqué , Editions de l'Homme, 1989 p27
NEYRAND Gérard ;
L'enfant, la mère et la question du père, un bilan
critique de l'évolution des savoirs sur la petite enfance;
Paris PUF 2000, p232
PEDERSEN et ses collaborateurs
ont comparé (1979) le développement cognitif des
bébés de 5 à 6 mois élevés
par des familles bi-parentales et élevés par des
mères seules.
Basés sur des mesures
objectives (indice de développement mental de BAYLEY, test
de MANN-WHITNEY, test de corrélation, …) et sur des
méthodes statistiques éprouvées, leurs tests
montrent, chez les garçons, des écarts significatifs
de développement en fonction de la présence ou de
l'absence du père. Alors qu'ils n'observent aucune différence
notable chez les filles, ils relèvent un sous développement
des garçons de mère seule : 15 des 16 variables
mesurant le développement des garçons étaient
supérieures chez les enfants avec père. Ils en concluent
que la présence du père exerce une influence significative
sur le développement des enfants de sexe masculin dés
les premiers six mois de la vie.
PEDERSEN F. A. et al.,
"Infant development in father absent families", Journal
of Genetic Psychology, 1979, n° 135, p51-61.
LE CAMUS Jean "pères
et bébés", éditions L'Harmattan Paris
1998 p184-185
LEVY-SHIFF de l'Université
de Tel Aviv, en 1982, étudie 179 enfants âgés
entre 2 ans 6 mois et 2 ans 10 mois. Parmi eux, 40 ont perdu leur
père avant la naissance pendant le guerre du Yom-Kippur.
L'analyse statistique neutralise les éventuels facteurs
socio-économique, culturel, ethnique, … pour mettre
en évidence l'influence du père. Le résultat
est éloquent. Les enfants avec père sont émotionnellement
moins dépendants, sont moins anxieux, moins perturbés.
Si les filles s'en sortent mieux que les garçons, ces derniers
sont particulièrement handicapés par l'absence de
leur père. Les garçons élevés par
leur mère et leur père sont plus indépendants
sur le plan instrumental, plus autonomes, s'adaptent plus facilement
sur le plan émotionnel, cognitif et social.
LEVY-SHIFF The effects
of father absence on young children in mother-headed families,
Child development p1400-1405 53, 1982
LE CAMUS Jean, pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris , p187-188
, 1998
DESSALES de l'Université
de Toulouse, en 1992, observe des petites filles de 3 ans et comparent
les filles de mère célibataire aux autres filles.
Les filles avec père ont plus de rapports avec les autres
enfants. Dans une classe maternelle dirigée par un instituteur
homme, les filles sans père recherchent plus que les autres
le contact avec cet instituteur. "Tout ce passe comme
si elles recherchaient davantage la présence masculine
incarnée par l'instituteur, comme si dans leur conduite
quotidienne s'exprimait une "quête du père".
LE CAMUS Jean, pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris, p186-187,
1998
POUSSIN et SAYN :
“ POUSSIN et SAYN
ont récemment fait le point des connaissances relatives
aux conséquences entraînées par les situations
de monoparentalité féminine : leur étude
apporte la preuve statistique et clinique de la survenue fréquente
de difficultés d’ordre psycho-pathologique chez les
enfants d’âge scolaire et les adolescents. ”
POUSSIN G. et SAYN I.,
Un seul parent dans la famille, Paris, Le Centurion 1990
POUSSIN G. psychologie
de la fonction parentale, Toulouse, Privat, 1993
LE CAMUS Jean, pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris 1998,
p189
La présence
du père est nécessaire au développement de
l’identification sexuelle du nourrisson garçon.
Résumé :
Chez
le garçon, l'absence du père et l'intimité
prolongée avec la mère pendant sa deuxième
année induit un danger de perturbation irréversible
de l’identification au genre masculin. Le risque est
encore accentué si la mère est séparée
et n'a plus de relation de couple. |
ROIPHE et GALENCON :
"Soulignant l'influence
décisive des attitudes éducatives précoces
sur la perturbation psychologique qu'il trouve dans son petit
groupe de garçons, STOLLER a décrit les débuts
de leur identification féminine au cours de leur phase
préphallique ou préœdipienne. " (Note
: Soit avant 3 ans)
"Une autre étude
sur la sexualité précoce a été menée
par MONEY et EHRHARDT (1972) qui se sont intéressés
aux sujets présentant des déviations génétiques
et hormonales. Leurs résultats portent à croire
que c'est le sexe dans lequel l'enfant est élevé
au cours de ses deux premières années de la vie
qui joue le rôle principale dans l'établissement
de l'identité sexuelle"
"En résumé,
les deux études les plus approfondies […] ont toutes
deux situé à la deuxième moitié de
la deuxième année la période critique de
l'établissement de l'identité de genre."
"L'importance
de la disponibilité et du soutien paternels dans le développement
de l'identité sexuelle mâle au cours de la 2ème
partie de la 2 ème année ne saurait être assez
soulignée. Nous pensons qu'il s'agit d'un facteur
capital pour la confirmation au garçon de sa propre image
du corps phallique et la reconnaissance définitive de l'absence
de pénis chez sa mère."
"C'est entre autres
par l'étude de garçons très féminisés
(dés la fin de la deuxième année) ou dans
l'histoire de certains transsexuels, que l'on perçoit à
quel point l'empreinte laissée par une identification précoce
exclusive à la mère peut inhiber le développement
d'une identification masculine bien assurée. Une des tâches
psychologiques majeures du garçon consiste à effectuer
une transmission progressive - à partir de cette prédominance
féminine - vers une identification à prédominance
masculine"
ROIPHE, GALENCON; La naissance
de l'identité sexuelle ; Paris PUF 1987, p 245 à
247, p249, p53-55
STOLLER :
« Le noyau de
l'identité de genre (masculin ou féminin) est conçu
comme se développant avant la phase œdipienne. En
effet, une fois passée la phase de protoféminité
où l'enfant des deux sexes est fusionné à
la mère, l'identification sexuée prend deux chemin
différents
- Le garçon
ne doit pas être maintenu dans une symbiose excessive et
il a besoin de la présence d'un père fort et masculin
qui encourage le moment venu la séparation d'avec le corps
et la psyché de la mère et le développement
des attributs masculins.
- - la fille …"
STOLLER Masculin ou féminin?
Paris PUF 1989
LE CAMUS Jean , pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris 1998,
p164
LE CAMUS
"On a souligné avec raison que pour se développer
harmonieusement, l'enfant avait besoin de disposer d'un référent,
d'un modèle identificatoire de son propre sexe : il y a
là, me semble-t-il, un principe irrécusable. Cependant,
il est probable qu'on a fait commencer beaucoup trop tard le processus
d'identification au parent du même sexe. On sait aujourd'hui
que le sentiment d'appartenir à un sexe parvient à
éclore au cours de la seconde année de la vie."
LE CAMUS Jean, pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris 1998,
p169
Colette CHILAND, psychiatre,
professeur de psychologie clinique :
"on a appris …
que le sentiment d'appartenance à un sexe est constitué
à l'âge de 18 mois… avant la connaissance intellectuelle
de la différence des sexes."
CHILAND 1982 Le paternage
actes du colloque "les pères aujourd'hui", INED
1982, p 150 (p151)
"Les garçons
qui ont des troubles de l'identité sexuée ont une
image de la masculinité "repoussoir" par son
lien avec la violence; c'est leur image, mais elle s'est construite
à la faveur d'un père physiquement ou psychologiquement
absent, … "
CHILAND Colette , le père
et l'identité sexuée, in pères et paternité
Hors Série de la Revue Française des Affaires Sociales
p 69-71 novembre 1988
G. CORNEAU, psychanalyste:
"Chez tous les
fils sans père, on retrouve systématiquement une
déficience sur le plan social, sexuel, moral ou cognitif."
"Les psychologues
ont cru jusqu'ici que le rôle du père débutait
à la troisième ou à la quatrième année
de l'enfant, quand celui-ci pouvait parler. Les psychanalystes
sont parfois allés jusqu'à interpréter comme
une frustration bénéfique et nécessaire la
semi-présence du père dans la famille. Or les trente
dernières années de recherches en psychologie du
développement ont réservé bien des surprises
à leurs auteurs. Aux Etats-Unis et en Norvège, plusieurs
études, conduites auprès de populations de garçons
qui présentaient des problèmes, ont abouti à
des conclusions similaires, qui bouleversent bien des croyances:
c'est au cours des deux premières années de leur
existence que les garçons ont absolument besoin du père."
"Je parlais plus
haut de la difficulté de ce transfert d'identification
qui va, pour le fils, de la mère au père; assurément,
ce passage ne serait pas si périlleux et se ferait tout
naturellement si les pères étaient présents
auprès de l'enfant, dés le début."
CORNEAU Guy , père
manquant fils manqué , Editions de l'Homme, 1989 p26, p32
Christiane OLIVIER écrit
qu'il faut permettre "à l'enfant de trouver, dés
son arrivée au monde, un référent de même
sexe et un complément de sexe opposé : l'un servant
de support à l'identification, l'autre assurant l'Œdipe
et l'identité".
"Le problème
pour l'enfant mâle ne sera pas de constituer l'Œdipe,
ni d'y entrer, puisqu'il s'y trouve d'emblée, de par sa
naissance aux mains d'une femme. Il y tombe, la tête la
première, le plus dur sera pour lui d'en émerger,
de sortir de cette "fatale" conjonction des sexes, tout
en sauvegardant son intégrité."
"Sortie [de l'Œdipe]
parfois impossible qui conduira ce petit garçon et sa mère
chez le psychothérapeute."
"Les difficultés
seront alors du côté du garçon qui devra se
défendre là du fantasme maternel de complétude
pour acquérir son indépendance, indépendance
que la mère elle-même ne souhaite qu'a demi. La femme
a inconsciemment du mal à renoncer au seul mâle qu'elle
ait jamais eu avec elle: son père lui ayant fait défaut
et son mari étant le plus souvent absent. […] Maintenant
la toute-puissante Mère vit seule avec son fils qui comble
toutes ses attentes d'autrefois : il la venge de son père
absent, de son mari parti. L'enfant, lui, est présent,
il paiera donc pour eux ; que voulez-vous, il faut bien prendre
l'homme où il se trouve, et tant pis si c'est au berceau!"
OLIVIER Christiane , Les
enfants de Jocaste , Denoël 1980 p60-63
"Bien qu'on ne
parle guère de l'Œdipe que chez l'enfant de trois
ans - parce que c'est en effet seulement à ce moment-là
qu'on en voit les manifestations évidentes telles que l'idée
d'épouser son parent œdipien - l'Œdipe a commencé
dés les premiers jours avec le parent de sexe opposé
et l'inconscient de celui-ci."
OLIVIER Christiane, les
filles d'Eve , Denoël 1990, p12
T. BRAZELTON, pédiatre
et B. CRAMER, professeur de psychiatrie infantile :
"L'ensemble de
ces données indique le rôle crucial, dés la
naissance, du père dans le développement progressif
de l'identité du garçon. […]
Premièrement,
il établira un attachement réciproque, étayant
la construction d'images mentales d'un non-mère, introduisant
l'enfant dans le monde des différences (notamment des différences
sexuelles) et dans l'univers social. Ce faisant, il s'offre comme
objet d'identification alternatif, de qui protège le garçon
contre l'exclusivité du lien symbiotique mère/enfant,
et relativise la permanence de l'empreinte de l'identification
féminine.[…]
Deuxièmement,
le père introduit un principe - auquel on donne parfois
le nom de "fonction paternelle" - qui régit l'organisation
des relations triangulaires : le père doit être psychiquement
présent comme cet autre qui polarise les intérêts
du bébé vers l'extérieur, préfigurant
la triangulation œdipienne. C'est en effet lors de la résolution
du complexe d'Œdipe que le petit homme aura posé les
bases de ce qui deviendra son identité masculine, le protégeant
contre la persistante tentation de régresser vers des identifications
précoces à l'image maternelle."
Ou, en résumé
:
"C'est par ce
rôle d'objet alternatif d'investissement que les pères
vont offrir au bébé une première cible d'identification
avec le non-mère, ce qui posera les premiers jalons menant
à un complexe d'Œdipe équilibré et à
une identification masculine."
"Si le père
ne parvient pas à soutenir la mère dans la resexualisation
de la vie de couple au cours du post-partnum, cette dernière
risque de s'enferrer dans une relation d'intimité exagérée
avec le bébé garçon, qui devient un amant
de substitution."
BRAZELTON T. B et CRAMER
B, Les premiers liens, Paris Stock 1990 p53 - 56
Les hommes
sont aussi compétents et efficaces que les femmes.
Résumé :
L’observation
scientifique ne montre aucune infériorité
ou supériorité intrinsèque de l’homme
sur la femme pour élever des jeunes enfants. La place
prépondérante accordée à la
mère en occident au XIX ème et XX ème
siècle n’a aucun fondement scientifique. Elle
semble être purement idéologique et culturelle,
liée au partage social des rôles entre hommes
et femmes. |
Dr Michael LAMB
"A l'exception
de l'allaitement, il n'y a pas de preuve que les femmes soient
biologiquement prédisposées à être
de meilleurs parents que les hommes. Les conventions sociales,
et non les impératifs biologiques, fondent la division
traditionnelle des responsabilités parentales."
LAMB Michael E; The development
of Father-Infant Relationship; in The role of the fathers in Child
development; 3e edition, John Wisley New York 1996, p120
"Les pères
et les mères semblent influencer leurs enfants selon des
voies plus similaires que différentes. Contrairement à
ce qu’attendaient beaucoup de psychologues, y compris moi-même,
qui ont étudié les influences paternelles sur les
enfants, les différences entre mères et pères
apparaissent bien moins importantes que les ressemblances.
Non seulement la description
du maternage ressemble à la description du paternage (particulièrement
la version des pères impliqués qui a pris de l'importance
à la fin du 20ème siècle) mais les mécanismes
et les moyens par lesquels les pères influencent leurs
enfants apparaissent similaires à ceux qui servent aux
influences maternelles sur les enfants. Autrement dit, les études
de socialisation ont trouvé de manière cohérente
que la chaleur, le soin alimentaire et la proximité sont
associés à des conséquences positives sur
l'enfant, que le parent ou adulte impliqué soit une mère
ou un père. Les dimensions importantes de l'influence parentale
sont celles qui ont rapport avec les caractéristiques parentale
plutôt que celles liées au sexe du parent."
LAMB Michael E; Fathers
and Child development; an introductory overview and guide ; in
The role of the fathers in Child development; 3e edition, John
Wisley New York 1996 p14
Claude SAINT-MARC, maître
de conférence en psychologie génétique et
psychologie de l’enfant à l’Université
Paris X :
"La ressemblance
entre les comportements maternel et paternel à l'égard
du bébé établit l'égalité des
compétences interactives de la mère et du père."
SAINT-MARC Claude, la compétence
relationnelle du père, revue Française des Affaires
Sociales colloque DPM-DAS hors série, p61-67, 1988 p62
Elisabeth FIZAV-DEPURSINGE
"Et pourquoi pas le père? Aussi curieux que cela
puisse paraître, ce sujet a été laissé
de coté aussi bien par la clinique que par la recherche,
probablement à cause de la prégnance du modèle
dyadique et des problèmes méthodologiques que pose
l'étude des interactions multilatérales."
"Le simple fait
d'observer le bébé dans un contexte à trois
modifie radicalement notre vision de son développement
affectif."
FIVAZ-DEPEURSINGE Elisabeth,
Le bébé et ses parents communient à trois
dés la première année de vie ; devenir père
devenir mère, M Dugnat éd Romonville St Agne p 65,72,
1999 ; p66, p71
SOULE
"C'est à dire que ce Credo dans lequel nous avons
été élevés, qu'il valait mieux que
l'enfant soit élevé par sa mère ne s'impose
pas finalement."
NORVEZ A , de la naissance
à l'école Santé, mode de garde et préscolarité
dans la France contemporaine, Paris INED/PUF 1990 p329
Elisabeth BADINTER
"De nombreuses études sur la relation père/nourrisson,
observée au cours des six premier mois, sont formelles:
les pères maternent aussi bien que les mères, et
presque comme les mères."
« A ce jour,
les instances dirigeantes des sociétés occidentales
n’ont pas encore intégré qu’une femme
vaut un homme et moins encore qu’un père vaut une
mère »
Elisabeth BADINTER ; XY,
de l'identité masculine ; Paris Odile Jacob 1992, Le Livre
de Poche p260, p265
Geneviève DELAISI
DE PARSEVAL est à la fois psychanalyste et ethnologue.
Elle montre dans son ouvrage "La part du père"
"à quel point les idées reçues dans
ce domaine constituent un écran idéologique qui
se superpose à la réalité physiologique"
: Ses comparaisons ethnologiques établissent combien divergent
selon les sociétés "les utilisations de la
division sexuelle" : "La différence et les avantages
supposés d'un sexe par rapport à l'autre dans quelque
sens qu'ils se manifestent, sont construits, fruits de facteurs
idéologiques et culturels."
"Les liens sont
forts tout au long de la vie de l'enfant chez les pères
qui s'en sont occupé tout bébé, et pas simplement
en lui donnant un bain en rentrant du travail. […] Or [le
père] est tout aussi important et compétent que
la mère auprès du bébé : toutes les
études récentes le démontrent".
“ L'interaction
entre père et enfant se fait, à travers les processus
d'introjection et d'identification, exactement de la même
façon qu'entre mère et enfant. ”.
"C'est la théorie
occidentale qui a fait de la grossesse et de l'accouchement des
moments essentiels et "indélébiles" dans
la relation mère-enfant."
DELAISI DE PARSEVAL G ;
La part du père , Paris Seuil 1981 , p286, p296
Christiane OLIVIER
"Baignés
dans la culture qui imposait (et qui le prescrit encore largement)
la mère au foyer et le père à l'extérieur,
psychologues, sociologues, éthologistes considéraient
comme allant de soi que les hommes n'avaient quasiment rien à
faire dans le développement et l'éducation des jeunes
enfants et que leur intervention ne pouvait s'envisager qu'à
"l'âge de raison". Ce n'est que progressivement
et récemment que les chercheurs se sont posé pour
le père les questions que leurs aînés avaient
exploré pour la mère."
OLIVIER Christiane, Les
fils d'Oreste , Flamarion 1994, p104
Jean LE CAMUS
« la définition
freudienne des fonctions parentales valait pour une famille ou
la répartition des tâches et des contributions liées
au sexe était stricte et quasiment sacralisée :
au sein de la bourgeoisie viennoise de la fin du XIX ème
siècle, il n’était pas possible d’échapper
à la double équation « mère = nature
= amour = vie à l’intérieur du foyer »
et « père = culture = loi = travail à l’extérieur
».
« On peut, semble-t-il,
soutenir avec fermeté que les conditions économiques,
sociales et culturelles des trois premiers quarts du XX ème
siècle ont orienté la psychologie occidentale, la
psychologie de l’enfant jeune tout au moins, vers la seule
prise en compte de la présence de la mère »
LE CAMUS Jean , pères
et bébés, éditions L'Harmattan Paris 1998,
p165, p205
Gérard NEYRAND,
sociologue
"Si dans certains
milieux, ou certaines situations, le père est quasi absent
de l'espace de la prime enfance, rappelons-nous que cela fut le
cas de beaucoup de mères à certaines époques
ou que cela peut l'être plus ou moins dans certaines situations,
ou certains modes d'éducation comme les kiboutz…La
socialisation de l'enfant ne s'effectue donc pas forcément
par cercles concentriques : la mère, puis le père,
puis l'entourage, puis la collectivité, et la volonté
d'en faire une norme absolue, qu'on trouve par exemple chez D.
W. Winnicott, ne manque pas d'interroger sur la signification
d'une telle position. "
NEYRAND Gérard ;
L'enfant, la mère et la question du père, un bilan
critique de l'évolution des savoirs sur la petite enfance;
Paris PUF 2000, p212
"On peut d'ailleurs
se demander si cette façon de voir les choses [i.e. de
condamner la résidence alternée] n'était
pas simplement la conséquence directe de l'assignation,
autrefois non questionnée, de la mère à l'enfant.
L'image de la dyade fusionnelle mère-enfant s'y trouve
projetée sur la gestion de l'espace après séparation
des parents."
NEYRAND Gérard,
L’enfant face à la séparation des parents.
une solution, la résidence alternée, Paris SYROS
2001, p 106
Françoise HURSTEL,
psychanalyste:
« Ainsi, la théorisation
d'une fonction paternelle efficiente pour les sujets est une nécessité
historique liée à l'évolution de la paternité
et à la réduction du pouvoir du père au cours
du XIXe et XXe siècle. Et contrairement à ce qu'avancent
encore trop de psychanalystes - qui semblent détenir "la
vérité de la paternité", théorie
de Lacan à l'appui - cette théorie ne surplombe
pas le cours du temps. Elle n'est pas une vérité
révélée, mais plutôt un "symptôme"
d'un changement social, culturel du père, et par là,
elle s'enracine dans le procès historique de sa propre
production. »
HURSTEL Françoise;
la fonction paternelle aujourd'hui en France : questions d'actualité
et problèmes de théorie; Strasbourg I Thèse
d'Etat; 1991, p208
NEYRAND Gérard ;
L'enfant, la mère et la question du père, un bilan
critique de l'évolution des savoirs sur la petite enfance;
Paris PUF 2000, p234
Mylène HUBIN-GAYLE
« Cet instinct
maternel est évoqué depuis que l’on a commencé
à vouloir rapprocher les mères de leur bébé.
»
HUBIN-GAYLE Mylène,
Les bébés, collection idées reçues,
p25
Auteurs cités
:
1. ALTIS Ruth
USA
2. ANTIER Edwige, pédiatre, diplômée
en psychopathologie de l’enfant
3. BADINTER Elisabeth,
philosophe, écrivain
4. BILLER Henry
B.
5. BLAKESLEE Sandra, USA
6. BOURCOIS V.
Docteur de l’Université de Toulouse
7. BOWLBY John,
pionnier de la relation mère-enfant
8. BRAZELTON T.
Berry pédiatre de renommée internationale,
spécialiste du développement de l'enfant
9. CHILAND Colette
psychiatre, professeur de psychologie clinique
10. CLARKE S.C,
Centre pour le Contrôle et la prévention des maladies/Centre
National pour les statistiques sanitaires, USA
11. CORNEAU Guy
psychanalyste, ancien élève de l’institut
Jung
12. Côté
Denyse, sociologue, professeur en travail social à
l’Université du Québec
13. CRAMER Bertrand
professeur de psychiatrie infantile à l’Université
de Genève, pionnier dans le domaine de la psychothérapie
mère-enfant
14. DECUP-PANNIER
Benoîte
15. DELAISI DE
PARSEVAL Geneviève psychanalyste et ethnologue
16. DE SINGLY François
sociologue
17. DE LEONARDIS
M. Université de Toulouse
18. DESSALES
Université de Toulouse
19. DOLTO Françoise,
psychanalyste
20. ERNST Theodore
USA
21. FABRE L , psychologue clinicienne
22. FIVAZ-DEPEURSINGE
Elisabeth
23. GALENCON
24. GUIDUBALDI
John, Université John Carroll de Cleveland et
Université du Kent, USA
25. HUBIN-GAYLE
Mylène
26. HURSTEL Françoise
docteur d’état, psychanalyste
27. KELLY Joan
B , USA
28. KOTELCHUK
29. KROMELOW S.
30. KUHN Richard,
conseil des droits de l’enfant, Washington, USA
31. LAMB Michael
E, spécialiste reconnu à l’échelle
mondiale. Il dirige la section du développement émotionnel
et social de l’Institut National de la Santé Infantile
et du Développement Humain (Maryland USA), a été
professeur de psychologie, pédiatrie et psychiatrie à
l’Université de l’Utah, est fondateur et coéditeur
de la série Advances in Devlopmental Psychology, est l’auteur
d’une vingtaine d’ouvrages, membre de la Société
Américaine de Psychologie, docteur honoraire de l’Université
de Göteborg (Suède).
32. LE CAMUS Jean,
docteur d'état en psychologie, professeur de psychologie,
responsable de l’équipe de recherche sur la psychologie
du jeune enfant à l'Université de Toulouse
33. LESCAREET O,
Université de Toulouse
34. LEVY-SHIFF,
Université de Tel Aviv
35. LUEPNITZ Deborah
Anne, PhD, psychologue clinicienne, clinique de conseil
et guide de l’enfant de Philadelphie, USA
36. MAIN Mary, Université de Californie,
Berkeley
37. MARTIN-LEBRUN
Elisabeth, pédiatre
38. NEYRAND Gérard, sociologue, formé
à la psychologie, directeur du Centre Interdisciplinaire
Méditerranéen d’Etude et de Recherche en Sciences
Sociales, travaille sur les effets des mutations sociales sur
la famille et les rapports entre les sexes.
39. OLIVIER Christiane,
licenciée en psychologie, élève de J. Piaget
et D. Anzieux, psychanalyste, clinicienne, a été
chargée de cours à la faculté d'Aix, auteur
de plusieurs ouvrages sur la psychologie de l'enfant,
40. PEDERSEN Frank
A. National Institute of Child Health and Human Development,
USA
41. POUSSIN Gérard
docteur es psychologie, docteur d’état es lettres
et sciences humaines, professeur de psychologie clinique à
l’Université de Grenoble, président du lieu
de rencontre « Passerelle » à Grenoble.
42. PRIETO Nathalie médecin, Université
Lyon I
43. ROIPHE
44. SAYN I.
45. SAINT-MARC
Claude, maître de conférence en
psychologie génétique et psychologie de l’enfant
à l’Université Paris X :
46. STEINMANN Susan,
directeur, Projet d’Etude de la Garde Alternée, services
juifs de la famille et des enfants, San Francisco, USA
47. STOLLER
48. SOULE
49. WALLERSTEIN Judith S, PhD, Fondatrice du
Centre pour la famille en transition USA,
50. WESTON Donna Université de Californie,
Berkeley
Ouvrages de
référence
:
1. ANTIER Edwige, L’éloge
des mères, Robert Laffont, 2001
2. BADINTER Elisabeth ;
XY, de l'identité masculine ; Paris, Odile Jacob 1992,
et Le Livre de Poche
3. BILLER Henry B. ; Fatherhood:
implications for child and adult development, in Handbook of developmental
psychology, Benjamen B. WOLMAN, Prentice Hall Englewood Cliffs
NJ p711-714 1982
4. BOURCOIS V. L'influence
du mode d'engagement du père sur le développement
affectif et social du jeune enfant, Thès de doctorat, Université
Toulouse Mirail 1993
5. BOWLBY J. ;Attachement
et perte, volume 1 : L'attachement ; Paris P.U.F. 1978 (1ère
édition 1969)
6. BRAZELTON T. B et CRAMER
B, Les premiers liens, Paris Stock 1990
7. CHILAND Colette, Le
paternage actes du colloque "les pères aujourd'hui",
INED 1982
8. CHILAND Colette , le
père et l'identité sexuée, in pères
et paternité Hors Série de la Revue Française
des Affaires Sociales p 69-71 novembre 1988
9. CLARKE S.C., Advance
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Statistics report, Centers for Disease Control and Prevention/National
Center for Health Statistics, Vol. 43, N° 9, 1995
10. CORNEAU Guy , père
manquant fils manqué , Editions de l'Homme, 1989
11. Côté Denyse,
La garde partagée L’équité en question,
éditions du remue-ménage, Montréal, 2000
12. DELAISI DE PARSEVAL
G ; La part du père , Paris Seuil 1981
13. DE SINGLY François
avec DECUP-PANNIER Benoîte Avoir une chambre chez chacun
de ses parents séparés, p219 à 236 in Libres
ensembles, Paris Nathan, 2000
14. DOLTO Françoise
; Lorsque l'enfant paraît, tome 1 Points éditions
du Seuil Paris 1977
15. DOLTO Françoise,
Quand les parents se séparent, Paris Seuil 1988
16. ERNST Theodore et ALTIS
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20. HURSTEL Françoise;
la fonction paternelle aujourd'hui en France : questions d'actualité
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37. OLIVIER Christiane
, Les enfants de Jocaste , Denoël 1980
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43. POUSSIN Gérard
et MARTIN-LEBRUN Elisabeth, "Les enfants du divorce. Psychologie
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résidence alternée comme modalité d'exercice
de l'autorité parentale lors du divorce. Approche médico-légale,
thèse Lyon-I, octobre 1993
45. ROIPHE, GALENCON; La
naissance de l'identité sexuelle ; Paris PUF 1987
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la compétence relationnelle du père, revue Française
des Affaires Sociales colloque DPM-DAS hors série, p61-67,
1988
47. STEINMANN Suzan, "The
experience of children in a joint custody arrangement, a report
of a study" American journal of orthopsychiatry, 51 (3),
1981 p 403à 414
48. STOLLER, Masculin ou
féminin?, Paris PUF 1989
49. WALLERSTEIN Judith
S. et KELLY Joan B. "Surviving the breakup : how children
and parents cope with divorce", Basic Books, USA 1980
traduction française : pour dépasser la crise du
divorce ; Privat Toulouse 1989
50. WALLERSTEIN Judith
S., BLAKESLEE Sandra, Second chances: men women and children a
decade after divorce, Bantam London ; 1989